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L’autonomie de la migration

L’autonomie de la migration

Notre point de vue dans le débat

Tout d’abord nous voulons souligner que les points de vue suivants ne sont pas forcément ceux du réseau Karawane entier parce que nous n’avons pas encore réussi à trouver un accord sur ces points. Néanmoins il s’agit de l’état de discussion actuel de certains groupes du réseau. Il résulte donc une certaine représentativité de ces points de vue.

Dans les années passées, la discussion sur comment aborder « l’autonomie de la migration » était à la mode dans certains milieux de la gauche allemande. Des théories floues et des suppositions vagues combinées avec ce qui a été considéré comme des découvertes et des révélations marquaient la discussion. Dans le cadre de cette discussion, quelques groupes suivaient cette ligne de pensée, pendant que d’autres essayaient de souligner ce qui avait été ignoré ou qui avait été considéré, à tort, comme insignifiant. Au milieu de ces différents pôles, on trouvait aussi des individus avec des positions complémentaires et conflictuelles, ainsi que des groupes antiracistes, des groupes de réfugiés et de migrants. En tant que réseau d´aide aux réfugiés, nous estimons important d’apporter quelques observations et remarques dans ce débat avant que celles-ci ne soient mal comprises ou complètement négligées.

Pour nous, cela est surtout d’une grande importance car nous connaissons par expérience des groupes qui s’occupent de réfugiés et qui sont presque incapables de montrer un peu de compréhension pour l´avenir des réfugiés. C’était par exemple le cas dans le contexte du rapport de la « commission-Süssmuth » qui a précédé la loi sur l´immigration qui sera adoptée bientôt. De nombreuses personnes étaient tout de suite prêtes à accepter ce rapport comme changement de paradigmes de la politique allemande. Mais quand le véritable projet de loi a été présenté, l´euphorie a cédé le pas à la déception. Les attentes qui ont été attisées par une propagande massive du gouvernement, selon laquelle l’Allemagne pourrait évidemment devenir un pays d’immigration, étaient plutôt naïves. A l’époque, c’étaient les groupes de réfugiés qui soulignaient que la loi prévue mènerait plutôt aux internements et aux expulsions aggravés plutôt qu’à l’immigration annoncée. Aujourd’hui, pendant qu’on marchande toujours l’adoption de cette loi, il n´y a plus de doutes sur les caractères de cette loi. Il est gênant que cette discussion se soit élargie, sans éveiller les soupçons de ceux qui avaient accueilli cette loi avec joie.

Nous ne nous souvenons pas que ces questions aient été abordées dans le passé de la même façon qu´il y a un ou deux ans lorsqu´on a essayé de faire passer cette loi. Que se passe-t-il alors ? Qu’est-ce qui a éveillé cet « hype » sans pareil ? Etait-ce parce que cette forme d’immigration n’a jamais existé ? Etait-ce parce que lesdits groupes étaient simplement incapables de prévoir les intentions et conséquences de ce changement de loi ? Ou a-t-elle eu lieu mais n’était pas autonome? Quelques groupes soulignent-ils la force invincible de l’immigration pendant qu’ils se rendent compte que beaucoup de réfugiés sont forcés de quitter leurs pays d’origines à cause de situations précaires ? Ou prennent-ils conscience qu’il devient pour les réfugiés encore plus difficile, dangereux et même mortel d’essayer de parvenir en Europe. Se rendent-ils compte que beaucoup de réfugiés connaissent ces risques qui deviennent de plus en plus grands et qu’ils prennent consciemment la décision de prendre ces risques quand même ? Pourquoi est-ce qu’on discute maintenant tellement de l’autonomie de la migration alors que des régimes répressifs ont de plus en plus tendance de supprimer la protection et de couper les droits civils de ceux qui en ont besoin. Une plus profonde étude de ces questions va éveiller des inquiétudes.

Comme point de départ nous aimerions attirer l’attention sur qui nous sommes. Nous avons exposé de quelle façon notre politique dépend de nos expériences dans nos pays d’origine ainsi qu’ici en Allemagne. (Le dossier existe en forme traduite). De cela découle directement la compréhension de notre devise la plus importante : « Nous sommes ici parce que vous détruisez nos pays. » Avec connaissance de l´extermination et de la destruction cette formulation semble plutôt modérée. Nous savons bien que pas tout le monde se sent à l’aise avec ce slogan. Néanmoins il y a de nombreuses personnes qui nous montrent leur sympathie et leur solidarité. Mais nous ne sommes pas une organisation qui cache ses points de vues parce qu’elle pourrait perdre de la popularité. Pour nous c’est une question de principe de rester ferme face à la misère dans nos pays d’origines qui continue ici. Ici où nous sommes traités comme un tas de réfugiés indésirables, bannis dans les bois et des colonies de conteneurs et des ghettos, maltraités, dégradés, moins bien traités que des chiens avant qu’on nous expulse finalement vers d´autres tortures et vers la mort possible dans les mains de ceux que nous avons fuis. Nous sommes forcés de parler pour nous mêmes. Nous ne pouvons jamais compter sur quelqu'un qui le fera pour nous puisque la plupart des gens qui nous soutiennent, préfèrent une sémantique plus défensive. C’est leur décision de fermer les yeux, mais ils ne peuvent pas attendre de faire pareil.

Au cours du débat, nous avons entendu dire que la décision consciente et les efforts des réfugiés et immigrants (en tant que sujets) de « franchir la forteresse Europe » pour s’installer ne sont pas reconnus ni respectés. Nous avons vu qu’il existe des réseaux qui sont tellement efficaces pour traiter ces choses et c´est pour ça qu’on les appelle aussi la « mondialisation d´en bas » parce qu´au fond les masses se bougent sur les frontières comme elles le souhaitent. Nous avons vu que c’est une façon de « self autorisation » des immigrants potentiels qui doivent de toute façon passer ces frontières. Nous avons de même entendu dire que ceux qui réussirent à s’installer envoient annuellement des milliards de dollars à la maison. Et que cet argent est au fond plus que ce que les « gouvernements SIDA » dans les pays pauvres reçoivent des pays riches. De même, on nous a dit que les succès individuels ne sont pas reconnus par ceux qui refusent de joindre ses voix à l’euphorie prédominante.

Dans un premier temps, on ne peut nier qu’il y a toujours eu des gens qui ont essayé de changer leur vie avec les moyens dont ils disposaient. Ca comprenait de même depuis toujours l’immigration autant que le choix de moyens violents comme des guerres et même le meurtre des amis, des voisins ou de la parenté. Mais le thème d’ « être sujet » capable de prendre consciemment des décisions n’a jamais été remis en question par nous. De même, ce n’était pas pour nous une question qui doit être discutée afin de reconnaître la subjectivité de ceux qui immigrent de quelle façon que ce soit. Et c’est comme ça parce que d´après notre avis c´est un fait qui ne pourrait ni être oublié ni remis en question par un être humain sérieux. Traiter cette question d´une façon qui suggère qu’elle sera inconnue ou qu’elle n’existait pas, ça veut dire qu’on ajoute encore une insulte à la blessure.

Il paraît que quelques défenseurs de cette thèse n’ont pas compris ces gens comme individus jusqu’à aujourd’hui. Il paraît aussi qu’ils sont arrivés à les comprendre en tant qu´individus maintenant. Ce qui est une amélioration et une évolution. Mais ça ne veut pas dire et ne peut pas dire que la discussion a levé le sujet à un nouveau niveau parce que cette position existe depuis long temps et une nouvelle attention ou sensibilité de quelques analystes et théoriciens n’a aucune influence sur ce fait. De même cette nouvelle attention ni ne remet en question la position ni n´influence la position de ceux pour qui ce thème n’a jamais été remis en question.

Si les nouveaux défenseurs faisaient un pas en arrière et regardaient plus précisément le processus de la prise de décision de quitter son propre pays de cette façon, et le planning et les investissements dans les tentatives de la fuite, je suis sure qu´ils ne se poseraient jamais cette question. Il est absurde d’affirmer qu’il existe des réseaux d’immigrants et de réfugiés qui sont non seulement capables de franchir selon leurs souhaits le forteresse Europe avec des barrières arbitraires des gouvernements mais aussi d’installer ceux qui ont surmonté ces barrières. Cette efficacité a été tellement exagérée qu’on peut avoir l’impression que par le contact avec un tel réseau le voyage à travers les frontières devient un plaisir qui se termine avec certitude sur un tapis rouge en Europe. Le fait de comprendre ça et l’essai d’encourager des immigrants futurs peuvent être décrits par les partisans de cette thèse comme mondialisation d´en bas. Il m´est encore incompréhensible que l’horreur et l’humiliation que les gens vivent pendant leurs tentatives de franchir les barrières de la forteresse Europe, peuvent être décrits tellement de manière élégante et glorieuse par ces défenseurs. Les milliers et milliers qui se noient chaque année dans la mer sur leur chemin vers l’Europe, qui s´étouffent dans des conteneurs avec des aliments périssables qui sont en chemin pendant plusieurs semaines. Ceux qui n´ont jamais été comptés qui sont morts et qui meurent toujours, qui vivent dans les désert et les bois de l’Afrique du Nord avec la vue sur l’Espagne comme l’entrée en Europe et avec tous les inexprimables humiliations et malheurs. Tous ces gens ne font pas partie d’un tel réseau aussi sûr.

Faites attention aux indications suivantes et lisez tous les rapports qui se trouvent là :

http://news.bbc.co.uk/go/em/fr/-/2/hi/africa/3355275.stm
http://news.bbc.co.uk/go/em/fr/-/2/hi/africa/3604519.stm

On ne peut sérieusement pas simplement compter sur la supposition que ces réseaux soient efficaces, si on peut utiliser cette expression. Même si j´inclus ces implications dans une évaluation exigible. Ni l’argent investi ni le risque de vie pendant n’importe lequel de ces tentatives garantit la survie et encore mois une arrivée avec succès au but envisagé. Il y a des familles qui sont endettées jusqu’à la fin de leurs vies parce qu´une tentative de fuite d’un membre de la famille a échoué et dont la vie est probablement déjà perdue. Ces familles ne peuvent certainement pas reconnaître ces réseaux avec l’expansion et les formes qui sont décrites par les experts de l’autonomie de la migration. D´innombrables milliers de gens restent sujets de tracasserie et de violence physique qui mènent dans de nombreux cas à la mort dont la responsabilité revient à des collaborateurs de ces soi-disant réseaux. Les expériences de nombreuses personnes qui ont survécu à cette épreuve sanglante sont des sources de torture mentale et physique qui ne se tarissent jamais et qui ne peuvent pas être traitées d’une façon appropriée dans les pays où les réfugiés se retrouvent pour demander asile ou encore pire où ils sont obligés des vivre illégalement.

A vrai dire, on ne doit pas nier qu’il y de nombreuses personnes qui viennent de pays plus pauvres en Allemagne ou d’autres pays d’Europe de l´Ouest pour gagner de l’argent avec des boulots (aussi bizarre qu’ils soient) afin d’améliorer leur vie. De même il ne doit être nié que de nombreux fuient des difficultés liés aux systèmes de là bas afin d’avoir la vie souhaitée à laquelle ils ont droit et qui n’est plus possible dans leurs pays d’origine où ils n´ont plus d´influence sur leur situation . Mais de ne pas regarder sous la surface afin de comprendre et de reconnaître ce que ça entraîne vraiment c´est comme lire une seule page d’un livre et de vouloir d’en conclure le contenu entier. C’est pour ça qu’il faudrait tenir compte qu’il y a toujours plus que ce qui est visible et que ni la théorie ni les circonstances sont toujours valables pour chaque immigrant (même s’il s’agit de l’argent). Les circonstances sous lesquelles beaucoup de Palestiniens ou Kurdes fuient leurs régions d’origine (par exemple vers l’Allemagne) ne peuvent pas être comparées avec des étudiants polonais qui viennent en Allemagne pour trouver un job de vacances et puis pour retourner à la maison ou pour étudier ou pour s’installer en Allemagne. Ces différences pratiques et importantes, y compris les perspectives correspondantes, ont été négligées et perdues pendant le débat et ne sont plus mentionnées.

Saisir le sujet de manière encore plus profonde en l´appelant « la mondialisation d´en bas » aboutit à une glorification et une apologie des malheurs, des frayeurs et des innombrables calvaires qui marquent l’expérience quotidienne de la plupart des migrants dans ce processus. Cela vaut de même si on fait abstraction de la mondialisation et de ses conséquences désastreuses.

Nous reconnaissons absolument qu’il existe une poignée de réussites avec un effet de transmission (dépendant de comment le succès est mesuré et ce qu’il signifie). Mais cela ne peut justifier d’aucune façon la simplification et l’embellissement qui est indiqué par l’expression « mondialisation d´en bas ». Certainement ça représente une faute grave et ça ne sert pas notre combat de supposer que l’utilisation du mot « mondialisation » peut apporter de la puissance aux gens qui sont irrévocablement et brutalement écrasés par cette mondialisation.

De l’Amérique latine via l’Afrique il y a des millions de vies encore à naître qui sont déjà engagées dans la mondialisation et son mécanisme. Pour la plupart des gens, la mondialisation perd de plus en plus de valeur. Même la mascarade la plus colorée ne peut cacher les conséquences négatives de la mondialisation. De même on ne peut pas les transformer en positives en dérivant une stratégie pour acquérir du pouvoir comme ce qui se passe dans ce débat (soit d’une façon ouverte ou cachée). Il ne s’agit pas d’un mot désobligeant, d’une signification pas sérieusement dite qui peut être retournée et utilisée dans une contre-attaque. C’est la description d’un brutal processus économique. C’est pour ça qu’il est bizarre, ridicule et inouï d’utiliser cette expression. Nous ne pouvons nous permettre de pratiquer de la glorification et d’utiliser un ton gentil vus tous les innombrables gens qui mourront pendant que nous décrivons leur perte irréparable et le processus qui cause leur mort d’une façon si glorificatrice.

Que ce soit aujourd’hui ou dans l’avenir, l’autorisation et l’encouragement des immigrants de passer les frontières ne peuvent pas être obtenus par de beaux mots, théoriques et qui sonnent bien. Mais par compréhension de la situation dans les pays d’origine, avec de la vraie solidarité pratique sans paternalisme et avec leur soutien qui malgré leurs peines et leurs circonstances prennent position contre la destruction de leurs pays natals et contre ceux qui contribuent de mauvaise foi à cette destruction. Ces gens sont plus encouragés et même motivés par des résultats pratiques et visibles qui peuvent être atteints par soi même de manière individuelle.

Nous aimerions signaler brièvement que nous ne cherchons ni de la consolation ni ne nous faisons passés pour des victimes du destin. Peut-être nous sommes handicapés mais nous ne sommes pas hors du jeux. Pour cette raison, nous soutenons nos positions offensivement et nous nous opposons à l’Etat quand il nous sanctionne par des expulsions parce qu’on considère notre engagement politique comme résistance contre l’intérêt de l’Etat et sa générosité de nous héberger.

Même si nous semblons être faibles nous sommes assez forts pour mettre en œuvre toutes nos énergies à tout moment pour sauver une personne de l’expulsion. Cela montre notre foi dans la lutte et de temps en temps cela permet de vaincre un Etat tout puissant. Pendant les deux dernières années, ici à Brême nous avons tenu une campagne afin d’empêcher l’expulsion d’un Togolais qui était forcé de se réfugier dans une église. Le sénateur des affaires internes de Brême était fermement décidé à la déportation et il a mis en jeu tous ses efforts et son autorité en utilisant de sales ficelles. Grâce au grand soutien que notre campagne recevait, nous avons eu la possibilité de lui donner une gifle politique afin de détruire ses efforts.

Voici un passage du contenu à un point qui a été de même discuté pendant le débat : nous ne reconnaîtrions pas les succès des individuels dans ce processus. Jusqu’à aujourd’hui on nous reproche de n´intervenir que pour des cas individuels pendant que des milliers d’autres sont dans la même situation. Depuis toujours nous voyons la nécessité de défendre chaque réfugié mis en danger parce qu’il a répondu à l’appel de se lever et de lutter pour ses droits en Allemagne. C’est pour ça qu’il est intéressant de voir comment on renvoie la balle maintenant argumentative.

Plus particulièrement : où y a-t-il ces réseaux et que font-ils avec les réfugiés qui doivent passer leurs temps pendant plus que dix ans dans des hébergements isolés au milieu d’un bois ou qui restent des années dans des camps sans avoir le droit de travailler ? Que font-ils ces réseaux efficaces avec les milliers d’immigrants illégaux en Allemagne qui malgré l´exploitation et les abus ne peuvent pas montrer leurs visages par peur d’être expulsés ?

Dans ce débat il y a certainement une surévaluation du système de soutien et de son efficacité. Même si cela serait souhaitable il n’existe pas encore en réalité. Pour être honnête la plupart des réseaux différents qui ont affaire avec de la contrebande d’humain n’ont que des perspectives d’affaires qui n’ont aucun intérêt pour les conséquences incalculables de leur business, pertes de vie et traitements les plus graves inclus. Pour ces gens, cela ne joue aucun rôle si leur « marchandise humaine » arrive à destination et encore moins s’il y a des structures pour les accueillir et les loger raisonnablement.

Pour quelques uns parmi nous, le débat de l’autonomie de la migration est simplement « en vogue » et ça fait penser tristement aux anciens écrivains européens qui ont écrit « de leur fauteuil » sur l’Afrique. A l’époque on a avancé des théories monstrueuses (et on les a reçues comme historiques et révolutionnaires) ; entre autre, que les Africains vivent sur les arbres etc. Pour nous, c´est comme si que les fautes d’il y a 100 ans se répètaient maintenant puisque ces « experts pour l’autonomie de la migration » soit consciemment ne font pas attention à l’arrière plan politique de la migration, soit l’ignorent le considérant comme insignifiant ou sans importance pour le débat. Pour beaucoup de ces partisans, il vaudrait mieux se rendre sur place pour voir de ses propres yeux ce que les gens vivent avant qu’ils continuent de proposer telles théories et hypothèses qui n’ont pratiquement pas de fondement réel et qui sont au mieux un distorsion de la réalité.

Depuis toujours nous avons dit que personne ne va pas dans nos pays d’origines pour faire des études de droit ou de médecine avec l’espoir de franchir les barrières de la forteresse d’Europe et de finir en tant que dames pipi ou plongeur. Il est difficile d´imaginer que quelqu’un qui étudie pour devenir infirmière ou professeur décide tout à coup d’aller en Hollande pour devenir une prostituée afin de gagner plus d’argent. Il faut bien distinguer et retrouver dans ce débat la différence entre « le plaisir et le souhait » de gagner plus d’argent et de profiter de la vie. Il faut bien regarder de l’arrière-plan pourquoi ces gens prennent ce chemin risqué avec toutes les humiliations et ces traitements indignes, qui sont pour la plupart d´entre eux le meilleur moyen et le plus attrayant. Cela à coté du mauvais traitement, du racisme et des humiliations qu´ils éprouvent dans le pays où coulent le « miel et le lait ». (Ce que beaucoup d’entre eux apprennent plus tard).

Si le simple soupçon d’être un adversaire politique (ou encore pire d’être un adversaire réel et actif) peut mener à la perte des vies et des propriétés non seulement d’une seule personne mais d’une famille entière et des amis, il n’est pas possible que la seule raison de fuir et de gagner de plus en plus d’argent. Si des hommes, des femmes et des enfants sont appelés sous les drapeaux et sont obligés de tuer leurs voisins et des enfants, la fuite afin de survivre n’est peut pas être simplement le souhait de gagner plus d’argent. Si des gouvernements montent intentionnellement une commune contre l’autre, ce qui mène aux bains de sang motivés par le milieu politique, fuir ne peut pas être seulement pour travailler et pour gagner plus d’argent. Si les gens peinent à survivre, leur raison de fuir n’est pas l’argent. Il est conseillé à ces partisans de se familiariser avec les histoires horribles des hommes et des femmes qui souffrent de violations inexprimables pendant qu’ils ont couru les pays avant d’être arrivés en Europe. Sans aucun doute ça sera beaucoup plus révélateur que c’est supposé dans ce débat. Une analyse plus profonde révélera certainement la base comme la destruction des pays d’origines. Ceci présente le noyau de l’angle politique qui a été fortement négligé dans ce débat.

Ce que nous avons appris dans ce discours c´est que quelques positions de ces partisans sont très similaires aux positions du gouvernement en ce qui concerne les raisons politiques de la fuite. Dans quelques cas on peine à les séparer. De ce point de vue, ces partisans ont consciemment négligé ou simplement manqué de compter avec des situations qui sont des raisons pour la fuite politique comme celles que nous avons décrites dans le paragraphe précédent. Ce qui dérange est que parmi les points de vues contre les classifications gouvernementales, on a vraiment du mal à voir la différence entre les positions. C’est-à-dire en gros que ces activiste anti-racistes et « lumières » partagent (partiellement) l’avis de Otto Schily : tous ceux qui viennent ici sont des immigrants économiques à l’exception d’un pourcentage minuscule. Bien sur c’est décourageant, même si des avocats reconnaissent de plus en plus qu’i l y une justification pour des immigrants économiques puisque les soi-disant pays développés sont en premier lieu responsable pour la pauvreté des pays pauvres.

Finalement, un autre domaine qui n’a pas été vu est le pourcentage actuel de ceux qui fuient et qui finissent en Allemagne ou en Europe en général. Ici on ne prend pratiquement pas acte des millions qui sont déplacés en interne dans leurs pays et régions. Toute réserve gardée, avec tous les déplacements et malchances sur le continent africain le pourcentage de ceux qui arrivent en Europe est moins de 7%. Mais la plupart d´entre eux finissent dans les pays avoisinants et pour les autres, cela dépend du lieu où ils trouvent une place ou s´ils peuvent rester. Pour la plupart d’entre eux, ce n’est pas une question d´argent. C’est une question de vie, de mort ou de survie. Ce qui sera finalement intéressant à savoir c’est dans quelles catégories ces partisans veulent mettre ces réfugiés dans le cadre de l’analyse de « gagner de l’argent et profiter de la vie » et à quel degré cette migration sera autonome ?

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